L’histoire

On peut dire que l’histoire d’Intersections Queer commence en février 2021, dans un écolieu où s’organise un rassemblement Queer et où se rencontrent Nour, Soma et Olfa.

Des discussions émergent, des réflexions sur nos histoires, nos parcours, nos racines, l’art, sur l’accès à des espaces investis régulièrement par les mêmes personnes. Dans ce rassemblement inclusif, queer, on ressentait encore un sentiment de minorisation.


LA SAINTE-BAUME 

C’est comme ça qu’au printemps 2021, est née la résidence autogérée queer et racisée qui a eu lieu à la Sainte-Baume, où en 4 mois, une cinquantaine de personnes sont passées. On a exploré la vie en collectif, l’autogestion, l’économie du don, les outils du consensus. On a créé des ateliers de pratiques corporelles, on a tenté de gérer des conflits avec les outils qu’on avait. On a partagé, pleuré, chanté, dansé. On a eu de longs débats, intenses, riches, sur les substances, l’alimentation, sur les rapports de pouvoir qui s'opéraient entre nous, sur nos sexualités.

Cette expérience a aussi souligné des divergences en dehors de ce qui nous rassemble. Des divergences de classes, de parcours migratoire, de santé mentale et/ou physique et d’autres intersections. 

C’est dans ce contexte que l’idée de créer une association, Intersections Queer, est née. 

LE QIF & autres rassemblements

On a fait une demande de subvention à Ilga Europe, qui nous a été accordée, dans le but de réaliser 7 rassemblements concernant d’autres intersections, de faire de la transmission dans des espaces qui en manquent particulièrement, comme les écoles et le secteur public et d’organiser un festival, afin de se rencontrer, de créer ensemble, de partager nos savoirs, nos vécus, nos rêves, nos peurs et nos espoirs. 

Cette subvention a permis l’organisation d’un festival test à Bagnolet, le QIF, avec l’implication de nombreuses personnes. En parallèle, on a organisé d’autres résidences, avec différentes minorités et autour de divers sujets, tel que la parentalité queer ou la ruralité.

La Grand-Combe

On était plusieurs à avoir envie de penser ensemble à des stratégies pour vivre à la campagne de manière plus pérenne pour les personnes minorisées

Soma et Léa ont organisé un rassemblement pour réunir des queers qui vivent ou veulent vivre hors des villes, partager nos expériences, nos besoins, nos stratégies.

Ça a donné lieu à la création d’un groupe avec lequel on s’est réuni·es très régulièrement pour tenter d’articuler et de réaliser un projet commun. 

Plutôt que de vivre dans une maison isolée où seulement un nombre fini de personnes peut s’installer, on a décidé d’opérer par constellation.

Faire village, devenir voisin·es les un·es des autres. 

Dans ce qui nous réunit, il y a aussi cette idée de se rendre capable les un·es les autres d’imaginer des mondes et des devenirs qui ne nous sont pas forcément proposés.

On a choisi La Grand Combe parce que c’est un endroit qui réunit des critères qu’on avait définis, où vivent des personnes racisées, abordable financièrement pour que d’autres personnes puissent nous rejoindre, avec une gare pour une meilleure accessibilité et qu’on connaissait quelques personnes dans les Cévennes.